À propos

Manneken Pis vu de dos, logo de Still Pissing

Ce blog ne prétend pas être neutre, et il ne le sera jamais. Nous pensons d’ailleurs que la neutralité parfaite, en matière d’analyse politique, n’existe pas vraiment. Choisir quels faits mettre en avant, dans quel ordre, avec quelles sources, c’est déjà interpréter. Nous préférons assumer clairement notre position plutôt que de la déguiser sous une objectivité de façade.

D’où vient ce nom ? D’une double référence, assumée avec le sourire.

La première est un clin d’œil à I’m Still Standing d’Elton John, cet hymne à la résilience, à la capacité de rester debout et de continuer malgré l’adversité et les détracteurs. Nous avons voulu transposer cette énergie à notre manière : tenir, publier, continuer, quels que soient les commentaires hostiles ou les tentatives de nous faire taire.

La seconde saute aux yeux dès qu’on regarde notre logo : le Manneken Pis, symbole de Bruxelles, mais aussi personnage d’une des légendes qui l’entourent, celle d’un enfant qui, par sa seule insouciance, aurait éteint la mèche d’un explosif menaçant la ville, simplement en urinant dessus. Un geste enfantin, presque dérisoire face au danger, mais qui suffit à désamorcer la menace. C’est une image qui nous plaît : celle d’un petit geste populaire et un peu impertinent, capable de couper court à ce qui menace d’exploser.

Still Pissing porte une grille de lecture marquée à gauche, progressiste, engagée. Nous croyons à la lutte des classes comme outil de compréhension du monde, à la défense des précarisés, à l’antiracisme, à l’anticolonialisme, à l’écologie, à la dignité de chacun et au droit des concernés à s’exprimer eux-mêmes sur ce qui les touche. Nous ne nous en cachons pas, et quiconque lit ce blog sait dans quel esprit il est écrit.

Mais assumer un angle n’est pas la même chose que déformer les faits. Nous nous imposons trois règles, sans exception.

La première, c’est l’exactitude. Chaque article s’appuie sur des sources identifiées, citées en fin de texte. Quand une critique nous démontre une erreur factuelle, nous la corrigeons publiquement, sans détour, y compris quand elle vient des personnes mêmes que nous documentons. Plusieurs de nos articles portent aujourd’hui des corrections visibles, apportées après publication. Ce n’est pas une faiblesse. C’est la preuve que le procédé fonctionne.

La deuxième, c’est la distinction entre le fait et la lecture. Quand nous rapportons qu’un événement a eu lieu, à telle date, rapporté par telle source, c’est un fait, et nous le tenons pour établi. Quand nous relions plusieurs faits pour y voir une stratégie, une intention, un dispositif, c’est une interprétation, la nôtre, que nous assumons comme telle et que nous signalons explicitement chaque fois que c’est nécessaire. Un lecteur reste toujours libre de partir des mêmes faits pour aboutir à une autre conclusion. Nous ne prétendons pas détenir la seule lecture possible. Nous défendons celle qui nous semble la plus solide, avec les arguments qui la soutiennent.

La troisième, c’est la cohérence au-delà des étiquettes. Aucun parti, aucune institution, aucune personnalité ne bénéficie d’un blanc-seing sur ce blog au seul motif qu’il partagerait une partie de nos valeurs. Nous avons documenté les affaires de corruption qui ont éclaboussé le PS autant que celles qui touchent d’autres familles politiques. Nous avons critiqué la gestion de mobilisations sociales par des mandataires qu’on pourrait croire proches de nous. Ce qui compte n’est pas la couleur du pouvoir, c’est la façon dont il est exercé.

Sur l’anonymat, enfin, une précision que plusieurs lecteurs nous demandent régulièrement. Ce blog est tenu par des personnes qui travaillent dans l’enseignement en Belgique, sans moyens juridiques ni communicationnels comparables à ceux des institutions et partis qu’il documente. L’anonymat protège cet équilibre, pas une quelconque volonté de se soustraire à la contradiction. Un fait erroné reste erroné, qu’il soit signé ou non. Un fait exact reste exact, dans les mêmes conditions. C’est sur ce terrain-là, celui des faits, que nous acceptons d’être jugés, et c’est celui sur lequel nous répondons, systématiquement, à toute critique argumentée.

Bienvenue sur Still Pissing.

Contact et suivi

Ce blog prolonge la page Facebook Still Pissing : on y retrouve les articles complets, leurs sources cliquables et les séries dans l’ordre. Pour réagir, signaler une erreur factuelle ou proposer une source, c’est sur la page Facebook que la discussion a lieu. Chaque article renvoie vers sa publication.