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Ce que la Belgique a construit pour les femmes

Centres de prise en charge des violences sexuelles, lois, dispositifs : ce que la Belgique a construit pour les femmes, et ce qu’il lui reste à rattraper.

Le 25 octobre 2017, trois services d’un genre nouveau ouvrent en Belgique : au CHU Saint-Pierre à Bruxelles, à l’UZ Gent, et au CHU de Liège. Les professionnels qui les ont conçus ont fait leurs estimations sur la base des admissions hospitalières et des plaintes déposées à la police les années précédentes. À Bruxelles, on attend entre 80 et 120 victimes par an.

La coordinatrice du centre bruxellois, Mélissa Passau, racontera plus tard à Alter Échos qu’à la fin décembre, deux mois après l’ouverture, ils en avaient déjà reçu 79.

Sur l’année pilote, les trois centres en accueillent 930, contre 600 prévues.

Ces chiffres disent une chose simple. Les victimes de violences sexuelles n’étaient pas absentes. Elles n’avaient nulle part où aller.

Cet article parle de ce que ce pays a construit pour les femmes victimes de violences, de celles qui l’ont arraché bien avant que l’État s’en mêle, et de ce qui manque encore. Il restera au niveau des dispositifs. Les personnes qu’ils accueillent ne sont pas un matériau.

Commençons par l’ampleur, parce qu’elle est mal connue et souvent mal citée.

Selon l’étude UN-MENAMAIS, menée sous la direction d’Ines Keygnaert et publiée en 2021 par la Politique scientifique fédérale, environ 64 % de la population belge âgée de 16 à 69 ans a subi une forme de violence sexuelle au cours de sa vie, du harcèlement à l’exploitation. Deux femmes sur cinq, et un homme sur cinq, ont été confrontés à des attouchements non désirés. 19 % des femmes et 5 % des hommes déclarent avoir été violés.

La même étude établit que seuls 7 % des répondants s’étant identifiés comme victimes ont cherché une aide professionnelle.

Le reste échappe au comptage. En 2021, la police a enregistré plus de 4.000 viols, soit plus de 11 par jour. Mais selon le Moniteur de sécurité, seules 25 % des victimes de violences sexuelles en contexte familial signalent les faits, et 16 % hors contexte familial.

Sur les féminicides, le pays ne dispose toujours d’aucun décompte officiel. Le comptage est assuré par la société civile, à partir de la presse et des rapports de police, sur le blog Stop Féminicide : 24 femmes tuées en 2022, 26 en 2023, au moins 25 en 2025. L’Institut pour l’égalité des femmes et des hommes s’appuie, lui, sur les chiffres du Collège des procureurs généraux, qui recensent chaque année environ 150 cas de violences conjugales potentiellement mortelles, tentatives comprises.

Une femme tuée tous les douze jours, en moyenne, dans un pays qui n’a pas encore fini de les compter.

Face à cela, il existe deux dispositifs qu’il faut décrire séparément, parce qu’ils n’ont ni le même âge ni la même origine.

Le premier est récent, public, et il porte un nom que presque personne ne connaît : Centre de prise en charge des violences sexuelles, CPVS.

Le principe tient en une phrase. Une victime de violences sexuelles pousse une seule porte, dans un hôpital, à n’importe quelle heure, n’importe quel jour, et elle y trouve tout ce dont elle a besoin. Des soins médicaux. Un examen médico-légal qui recueille les preuves. Un accompagnement psychologique. Et, si elle le souhaite, la possibilité de déposer plainte sur place, auprès de policiers formés, sans avoir à raconter une seconde fois ce qui s’est passé dans un commissariat.

Un détail du dispositif mérite d’être connu, parce qu’il change tout pour beaucoup de personnes. Une victime peut faire prélever les traces sans décider immédiatement de porter plainte. Les preuves sont conservées pendant une durée convenue à l’avance. Si elle décide plus tard de déposer plainte, ces traces peuvent être versées au dossier pénal. Le dispositif dissocie donc le geste de se protéger de celui de poursuivre, ce qui rend le premier possible sans exiger le second.

Le tout est gratuit, quelle que soit la situation de la personne, y compris administrative. Une personne de soutien peut l’accompagner, et bénéficier elle aussi d’une aide psychologique.

Ce montage est le fruit d’une collaboration à trois : un hôpital, la police, le ministère public. Chacun intervient dans son domaine, au même endroit, autour de la même personne. Avant les CPVS, une victime devait choisir entre se faire soigner et porter plainte, et le parcours entre les deux faisait perdre des preuves, du temps, et souvent la volonté de continuer.

Le résultat se mesure. La première évaluation, après deux ans, établissait que 68 % des victimes accueillies en CPVS déposaient plainte. En dehors des centres, les recherches donnent un taux de 10 %. Un dispositif qui multiplie par sept la probabilité qu’une agression sexuelle arrive devant un juge, sans obliger personne, simplement en supprimant les obstacles du parcours.

Le réseau a grandi vite. Trois centres pilotes en 2017, sept de plus à partir de 2020 à Anvers, Charleroi, en Flandre occidentale, à Louvain, dans le Limbourg, à Namur et dans le Luxembourg. Treize en 2026 avec les ouvertures prévues à l’UZ Brussel à Jette, au CHwapi à Tournai et à la Clinique Saint-Pierre à Ottignies. Au moins un centre par province.

L’extension de 2020 avait un objectif chiffré et géographique : que toute victime, où qu’elle se trouve en Belgique, puisse atteindre un CPVS en moins d’une heure.

Depuis 2017, près de 20.000 victimes y ont été accueillies. En 2022, 3.287. En 2023, plus de 3.500. Le centre de Charleroi est passé de 287 personnes en 2022 à 437 en 2025.

Deux données méritent qu’on s’y arrête. Près d’une victime sur trois qui pousse la porte d’un CPVS est mineure. Deux sur trois ont moins de 27 ans.

Et depuis peu, l’existence de ces centres ne dépend plus d’une décision budgétaire annuelle. Une loi spécifique en a fait un dispositif pérenne, et leur financement est assuré par l’Inami à partir de 2026, sur la base du nombre de victimes accueillies. L’Institut pour l’égalité des femmes et des hommes en coordonne le fonctionnement national.

Ce dispositif n’est pas né d’une initiative belge. Il est né d’une obligation.

La Convention du Conseil de l’Europe sur la prévention et la lutte contre la violence à l’égard des femmes, dite Convention d’Istanbul, prévoit à son article 25 la création de centres d’aide d’urgence pour les victimes de viols et de violences sexuelles, appropriés, facilement accessibles et en nombre suffisant. La Belgique l’a ratifiée le 14 mars 2016, et elle est entrée en vigueur le 1er juillet de la même année. Une étude de faisabilité confiée à l’International Centre of Reproductive Health de l’université de Gand a ensuite défini le modèle. Les CPVS en sont l’application directe.

On retrouve ici le fil rouge de cette série. Un droit inscrit dans un texte international, transposé en dispositif concret, financé par la collectivité, et devenu exigible. Le trajet de la promesse au guichet.

Mais bien avant les CPVS, bien avant la Convention d’Istanbul, bien avant que l’État ne considère les violences conjugales comme autre chose qu’une affaire privée, il y a eu le second dispositif. Et celui-là n’a été construit par personne d’autre que des femmes.

À la fin des années 1970, des militantes féministes ouvrent, un peu partout en Belgique francophone, des refuges pour accueillir les femmes victimes de violence conjugale. Cinq associations naissent à cette époque. Trois subsistent aujourd’hui : à Bruxelles, à Liège et à La Louvière.

Le Centre de prévention des violences conjugales et familiales ouvre son premier refuge à Bruxelles en 1977, avec 24 lits. Le Collectif contre les violences familiales et l’exclusion ouvre le sien à Liège en 1978. Solidarité Femmes naît à La Louvière en 1979. Au départ, comme le raconte le Collectif liégeois lui-même, il s’agit d’une poignée de militantes qui accueillent bénévolement des femmes que personne d’autre n’accueille. La violence conjugale est alors un drame auquel la société reste indifférente, sous prétexte qu’il relève du domaine privé.

Ces structures se sont professionnalisées. Elles se sont fédérées en 1987. Depuis 2009, deux pôles de ressources en violences conjugales existent en Wallonie, avec l’appui du gouvernement régional. À Bruxelles, un second refuge à adresse confidentielle a ouvert en 2014, portant alors à 34 le nombre de lits en maison sécurisée dans la Région.

Le trajet est exactement celui que cette série décrit depuis son premier texte, et il en est peut-être l’illustration la plus pure. Des femmes ont fait bénévolement ce que l’État refusait de faire. Puis l’État a reconnu, subsidié, encadré. Puis il a signé une convention internationale qui l’obligeait à faire ce que ces femmes faisaient depuis quarante ans. Chaque étape du droit a été précédée par une étape de la lutte.

Il y a enfin la loi.

Le 29 juin 2023, la Chambre adopte à l’unanimité la loi sur la prévention et la lutte contre les féminicides, les homicides fondés sur le genre et les violences qui les précèdent. Elle est promulguée le 13 juillet et entre en vigueur le 1er octobre. La Belgique devient le premier pays d’Europe à disposer d’un cadre législatif spécifique consacré aux meurtres de femmes tuées en raison de leur genre.

Le texte fait plusieurs choses que le droit belge ne faisait pas. Il définit le féminicide, en distinguant le féminicide intime, commis par un partenaire ou un membre de la famille, le féminicide non intime, commis dans un contexte d’exploitation, de traite ou de violence sexuelle, et le féminicide indirect. Il définit le contrôle coercitif, ces comportements continus ou répétés qui causent un dommage psychique, et le comportement contrôlant, cet ensemble d’actes visant à rendre une personne subordonnée. Il crée un comité scientifique d’analyse. Il prévoit des formations pour la police. Et il impose la publication d’un rapport annuel avec les statistiques des féminicides.

Une secrétaire d’État Ecolo, Sarah Schlitz, a porté le texte. Une autre, Marie-Colline Leroy, l’a mené au vote, en saluant devant la Chambre le travail de la société civile, et notamment celui de Stop Féminicide, ce blog tenu par des militantes qui comptent les mortes depuis des années parce que l’État ne le faisait pas.

L’honnêteté impose maintenant de dire ce qui manque, et la source la plus fiable pour le dire est un organe indépendant.

Le GREVIO, groupe d’experts du Conseil de l’Europe chargé de veiller à l’application de la Convention d’Istanbul, a publié le 27 novembre 2025 son premier rapport thématique sur la Belgique. Il s’appuie sur une visite d’évaluation de sept jours menée en février 2025 et sur les contributions d’Amnesty International Belgique, du GAMS, du réseau End FGM, de la Plateforme féministe contre les violences faites aux femmes et du Belgian Disability Forum. Il salue plusieurs avancées, dont l’adoption de lois renforçant la protection des femmes et de leurs enfants. Puis il énumère les lacunes.

La première concerne les refuges. Le GREVIO écrit qu’il faut prendre d’urgence des mesures relatives à l’accès, dans tout le pays, à des hébergements de longue durée réservés aux femmes. Et il en donne la raison : ces hébergements sont actuellement conditionnés au paiement d’une participation, ce qui peut s’avérer dissuasif. Une femme qui fuit son domicile avec ses enfants doit, dans la plupart des cas, contribuer au coût de son hébergement. Le GREVIO appelle par ailleurs la Belgique à augmenter le nombre de places, qu’il juge encore trop limité. La Fédération des maisons d’accueil constatait déjà en 2022 un manque récurrent de places, et le rapport précédent du GREVIO, en 2020, exhortait déjà les autorités à y remédier. Cinq ans plus tard, la recommandation est reformulée.

La deuxième lacune concerne les femmes migrantes dont le titre de séjour dépend de celui de leur conjoint. L’article 59 de la Convention oblige les États à leur garantir un séjour autonome en cas de violence, pour qu’elles n’aient pas à choisir entre rester avec un homme violent et perdre leur droit de rester dans le pays. Le GREVIO demandait en 2020 une révision en profondeur des lois sur l’immigration pour s’y conformer. En 2025, il le redemande. Entre-temps, aucune modification n’a été apportée, et l’accès aux refuges reste conditionné, pour ces femmes, à un séjour légal qu’elles risquent de perdre en partant.

La troisième lacune concerne la loi elle-même. Deux ans après son vote, les féminicides ne sont toujours pas décomptés officiellement. L’arrêté royal organisant la collecte des données par la police et la justice était attendu pour fin 2025, avec un premier rapport annuel espéré en 2026. Le blog militant qui comptait les mortes avant la loi continue de les compter après, parce que l’appareil d’État n’est pas encore en état de le faire.

Le GREVIO donne d’ailleurs l’explication de ce retard, et elle est structurelle. Il constate que les données collectées sont lacunaires, qu’elles restent fragmentées entre plusieurs institutions relevant de différents niveaux de pouvoir, et qu’elles peuvent rarement être extraites de leurs bases de données ou reliées à celles d’autres organismes. Compter les mortes suppose que quelqu’un, quelque part, dispose d’un système capable d’additionner ce que la police, la justice et les administrations savent chacune de leur côté. Ce système n’existe pas encore.

Il faut ajouter une limite qui ne relève d’aucun rapport, et qui tient à l’écart entre ce que les dispositifs accueillent et ce qui existe. Onze personnes par jour poussent la porte d’un CPVS. Rapporté aux chiffres de prévalence, et aux 7 % de victimes qui cherchent une aide professionnelle, c’est une fraction. La grande majorité ne vient pas, parce qu’elles n’osent pas, parce qu’elles ne savent pas que ce lieu existe, ou parce qu’il n’y en a pas à distance raisonnable. Les centres eux-mêmes le disent, et leur campagne de communication porte sur un seul objectif : faire savoir qu’ils sont là.

Enfin, une remarque qui rejoint l’article précédent de cette série. Plusieurs des refuges historiques sont reconnus comme organisations d’éducation permanente. Le Collectif liégeois l’est depuis 1983. Solidarité Femmes à La Louvière se présente elle-même comme une maison d’accueil, un service ambulatoire et une association d’éducation permanente, et organise à ce titre des ateliers de théâtre, d’autodéfense et d’art-thérapie destinés à rompre l’isolement, qui est l’un des effets premiers de la violence conjugale. Ce secteur relève de la Fédération Wallonie-Bruxelles, dont le budget 2026 gèle les subventions et instaure un moratoire sur les nouvelles reconnaissances jusqu’en 2028. Les structures existantes continuent. Mais dans un domaine où le GREVIO réclame plus de places, un gel signifie qu’il n’y en aura pas davantage.

Ce qu’il faut retenir, cette fois, tient en deux observations plutôt qu’une.

La première est que ce pays a construit, en moins de dix ans, un dispositif que d’autres viennent étudier. Treize centres où une victime trouve, en un lieu et en une nuit, ce qu’il fallait auparavant des semaines et plusieurs guichets pour obtenir, avec un taux de plainte multiplié par sept. Et une loi qui nomme, pour la première fois en Europe, ce qui tuait des femmes sans nom juridique. Ce n’est pas rien. C’est même, dans une série consacrée à ce qui fonctionne, l’un des rares dispositifs dont on puisse dire que l’État l’a voulu, financé, étendu et inscrit dans la loi.

La seconde est que ces avancées reposent sur une fondation posée par d’autres. Les refuges existaient quarante ans avant la Convention d’Istanbul. Le décompte des féminicides existait avant la loi qui l’impose, et il continue d’exister à sa place. Les CPVS ont accueilli 930 personnes la première année parce que ces personnes étaient là, invisibles, et qu’il suffisait d’ouvrir une porte.

Ce que l’État a fait de mieux dans ce domaine, il l’a fait en rattrapant des femmes qui avaient commencé sans lui.

Il lui reste à les rattraper sur les places en refuge, sur les femmes dont le séjour dépend d’un homme violent, et sur le fait de compter ses mortes lui-même.

Sources :

  1. Institut pour l’égalité des femmes et des hommes, « Première évaluation des Centres de Prise en charge des Violences Sexuelles »
  2. Institut pour l’égalité des femmes et des hommes, « 3 nouveaux CPVS en 2026 » et « Le GREVIO publie son premier rapport thématique sur la Belgique », décembre 2025
  3. Cpvs.belgium.be, pages « À propos des Centres de Prise en charge des Violences Sexuelles », « Les CPVS, l’endroit où aller » et « 3 nouveaux CPVS en 2026 »
  4. Keygnaert I. et al., « Understanding the Mechanisms, Nature, Magnitude and Impact of Sexual Violence in Belgium », rapport final UN-MENAMAIS, Politique scientifique fédérale, programme BRAIN-be, 2021
  5. Police fédérale, Statistiques policières de la criminalité en Belgique, 2022, et Moniteur de sécurité 2021
  6. Institut national d’assurance maladie-invalidité, page relative aux Centres de prise en charge des violences sexuelles
  7. Cabinet du ministre de la Santé, « Feu vert pour trois nouveaux Centres de prise en charge des violences sexuelles », décembre 2025
  8. Alter Échos, webdocumentaire « CPVS : des victimes dans l’œil du cyclone », 2024
  9. La DH, « Charleroi : la reine en visite au Centre de prise en charge des violences sexuelles », février 2026
  10. Loi du 13 juillet 2023 sur la prévention et la lutte contre les féminicides, les homicides fondés sur le genre et les violences qui les précèdent, Moniteur belge
  11. Institut pour l’égalité des femmes et des hommes, page « Lois et réglementations » relative aux féminicides
  12. RTBF, « Où en est la lutte contre les féminicides en Belgique ? », décembre 2025
  13. La Libre, « La Belgique s’apprête-t-elle enfin à recenser les cas de féminicides ? », septembre 2025
  14. Moustique, « Une loi pour lutter contre les féminicides adoptée en Belgique : une première en Europe », juillet 2023
  15. Centre régional d’information des Nations unies, « Belgique : lutte contre les féminicides et la violence à l’égard des femmes »
  16. Conseil de l’Europe, GREVIO, premier rapport d’évaluation thématique sur la Belgique, « Établir un climat de confiance en apportant soutien, protection et justice », GREVIO(2025)12, publié le 27 novembre 2025
  17. Convention du Conseil de l’Europe sur la prévention et la lutte contre la violence à l’égard des femmes et la violence domestique, articles 25 et 59
  18. Collectif contre les violences familiales et l’exclusion, page « Notre histoire »
  19. Solidarité Femmes La Louvière, présentation de ses services
  20. RTBF, « Solidarité Femmes, une association qui vient en aide aux victimes de violences conjugales à La Louvière », juin 2026
  21. Guide social, « Inauguration d’un refuge secret pour les femmes battues », janvier 2014
  22. Fédération des maisons d’accueil et des services d’aide aux sans-abri, « L’AMA dit stop aux violences conjugales et intrafamiliales », 2022
  23. Association pour le droit des étrangers, note sur les violences intrafamiliales en contexte migratoire, 2025
  24. RTBF, « Enseignement, culture, enfance, sports, recherche : voici les principales mesures d’économie de la Fédération Wallonie-Bruxelles », octobre 2025

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